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Parc Naturel Quisqueya

Fonds-Parisien · Ganthier · Haïti — première pierre en 2002

Parc Naturel Quisqueya

134 hectares au bord du lac Azuei. Une zone protégée, une zone d’éducation, une zone récréative — et depuis vingt ans la même idée : faire de ce terrain un outil pour provoquer de nouveaux comportements.

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Cinq espaces, cinq caciquats

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Pourquoi un tel parc ?

À l’origine, un rêve ambitieux

Première pierre posée en 2002

À cette époque, poser une pierre symbolique au milieu de la nature fut considéré comme une action inutile pour une utopie sans avenir. Petit à petit, la population de Fonds-Parisien comprit quel rôle le parc pourrait jouer dans l’environnement. Au fil des années, il est devenu une ressource importante au service du patrimoine de la commune de Ganthier.

Avec sa surface de 134 hectares, le Parc Naturel Quisqueya ne concurrence pas les magnifiques parcs nationaux d’Haïti.

Le parc est bien un espace où la nature est protégée et valorisée pour le plaisir des visiteurs, mais les créateurs rêvaient d’une plus grande ambition que la préservation de quelques hectares de végétation : réaliser un outil pour provoquer de nouveaux comportements, éduquer voire former la jeunesse à la préservation de l’environnement, et stimuler la création d’activités éco-touristiques locales.

Il a depuis accueilli des expositions locales et internationales, organisé des spectacles et peut recevoir des événements de plus de 5 000 personnes. Il est visité chaque année par des milliers de jeunes et de moins jeunes, des ONG, des établissements scolaires, des universités, des institutions publiques comme privées et des groupes religieux.

Emblème gravé du parc : la carte de l'île Quisqueya divisée en cinq caciquats taïnos

Un hommage aux Taïnos

Le parc est dessiné comme l’île qu’il raconte

L’aménagement du parc s’inspire de l’histoire de l’île Quisqueya, qui regroupe Haïti et la République dominicaine. À l’arrivée de Christophe Colomb en 1492, l’île était habitée par les Taïnos, un peuple paisible, pacifique et hospitalier, vivant en harmonie avec la nature. Ce peuple et sa culture ne survécurent pas aux conquistadors.

Le parc est divisé en cinq grands espaces représentant les cinq caciquats : les divisions administratives et politiques de l’île avant l’arrivée des Européens.

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Un parc multifonction

Trois zones sur un même terrain

De 2002 à aujourd’hui, le parc a parcouru bien du chemin en renforçant patiemment les trois traits qui le caractérisent.

Cactées et herbes dures poussant sur le socle rocailleux du parc, le lac Azuei au fond

Zone protégée

1,3 km² de cactées sur socle rocailleux

À 35 km de Port-au-Prince, dans un microclimat façonné par le lac Azuei. Une région aride, de 600 à 900 mm d’eau par an, qui abrite une faune et une flore extraordinaires et un panorama unique. Les cactées restent une ressource inexploitée en Haïti : mieux les faire connaître pourrait créer des emplois dans les régions défavorisées.

Sentier bordé de pierres peintes en vert menant à la salle de cours à ciel ouvert, au milieu d'un massif de cactées

Zone d’éducation

Une salle de cours cachée dans les cactées

Une salle de conférence équipée en multimédia, une salle de cours à ciel ouvert pour une trentaine d’élèves, un jardin botanique consacré aux cactées et à l’aloès, une tour d’observation pour les oiseaux et un petit parc zoologique. En projet : un village taïno bâti avec les matériaux et les techniques du temps des caciquats.

Familles se baignant dans les eaux peu profondes du lac Azuei, montagnes à l'horizon

Zone récréative

Plus d’un kilomètre de rive sur le lac

Baignade, kayak, bateau à moteur et bar de la plage. À l’intérieur du parc, aires de repos, aires de pique-nique et chemins de promenade accueillent aussi les fêtes familiales. Pour les séjours courts ou longs : huttes de style taïno, chambres avec sanitaires, bungalows équipés et maisons d’une ou deux chambres.

Zones de recueillement

Un chemin de croix de 168 marches

Départ du chemin de croix dans le parc
Un chemin de croix de 14 stations
Escalier de pierre montant vers le sommet du parc
Le chemin, un escalier de 168 marches
Statue de la Vierge Azuei installée dans le parc
La Vierge Azuei
La Croix du Juste dressée au sommet du parc
Au sommet, la Croix du Juste

Aider l’économie locale

Le parc n’est pas une ONG ni une organisation gouvernementale.

Sa richesse est son espace.

Nos maigres ressources proviennent de la gestion du parc et du soutien de certains donateurs. Elles sont réservées à la maintenance du site et ne permettent pas le financement de projets externes.

Le parc est avant tout un lieu de rencontre, d’échange d’idées, d’expositions et de démonstrations. Les producteurs locaux l’utilisent pour faire connaître et vendre leurs produits ; un jeune entrepreneur y développe sa pisciculture au bord du lac.

Deux actions récentes

  • Fabrication dans le parc d’un engrais biologique, à partir notamment des algues du lac Azuei.
  • « Construire en terre » : une exposition nationale, voire internationale, sur le potentiel de la construction en terre en Haïti — conférences et démonstrations.

Une question ? Un projet ?

Nous vous accueillerons à bras ouverts

Écoles, universités, ONG, institutions publiques et privées, entreprises, groupes religieux : écrivez-nous pour organiser une visite, une formation ou un événement dans le parc.

Société d’Exploitation du Parc — SODEPA, S.A.

Rte Nle #8, Tronçon Ganthier / Malpasse
Haïti, W.I.